Profil

  • : Lisouille
  • bavardages
  • : Femme
  • : 11/12/1970
  • : Nice
  • : musique cinema amour amis enfants
  • : Amoureuse et comblée par JPS ci-présent quelque part sur OB, heureuse parente d'une horde mouvante et pénible, Amie comblée par une horde attachante et paisible, anarchiste révolutionnaire à jamais insoumise, fan de musique, de plaisirs en tous

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Catégories

Rechercher

overblog


Samedi 5 juillet 2008
6h00 le ciel bleu clair est à peine éclairé, le soleil s’approche mais n’est pas encore là, pas un pet d’air, pas un bruit à part sa respiration lente.
Si j’avais eu 30 ans je serais partie sur mes rollers cheveux aux vent enchaînant en vitesse les rues qui descendent sur la prom.
 J’aurais longer la rive jusqu’à  l’aéroport et rêvé de Beaulieu sur le chemin retour fixant le mont Boron. Le soleil aurait attendu ce moment bien précis pour pointer sur la mer calme et plate les premiers pics de ses rayons.
J’aurais souris comme chaque fois en regardant les papis et mamies flotter pour oublier que le poids des années tape sur les angles même si on a toujours prit soin de soi, fait attention à sa santé. Les groupements d’hippopotames dont on distingue que la tête m’émeuvent. Sans doute que je rêve qu’un jour les copines, les copains et moi, irons prendre le tour suivant, le notre, celui qui permet aux retraités de vivre  au fil des souvenirs.
6 h 00 du mat et j’ai envie d’aller faire du roller, le soleil est encore loin, la clarté s’accentue mais je le connais bien, j’ai encore une heure au moins avant qu’il ne m’attaque et me morde.
J’ai un peu peur d’avoir mal au dos et puis, c’est si rare d’avoir ce calme.
Si rare ?
Non en fait c’était rare à l’époque où je n’avais que 30 ans. Si je pars maintenant, je serais de retour bien avant que le calme ne parte.
Je pense encore à ses départs presque nocturnes pour aller déchaîner mes ardeurs de sportive du dimanche. J’ai envie de mes cuisses, sentir mes fessiers durcir dans la montée du quai des états unis, envie de laisser monter sans freiner cette légère poussée d’adrénaline lorsque je quitte le trottoir pour me laisser aller pleine vitesse dans la descente du port et pousser plus fort encore pour re gravir la côte et rentrer trace direct à St Roch.
Où sont-elles ces années à repartir toujours après un long effort, pourquoi s’être arrêtée si tôt, j’ai encore faim de miles, de descentes oui des descentes.
Lorsque la nuit venue, les randonneurs des Nice By Night avaient fini leur plaisance, nous repartions certains à l’assaut des collines endormies.
Cimiez, Falicon, la moyenne, la basse corniche, Fabron pour les plus singles d’entre nous. Une fois en haut il n’était pas rare de croiser les long border déjà en poste.
Je n’oublierais jamais ma ville soulignée de veilleuses aux multiples couleurs, les fenêtres éclairée attirant mon regard de curieuse, que font-ils à cette heure ? Une insomnie, un dernier café clope, non, je n’oublierais jamais le silence absolu parfois interrompu par le crépitement des billes qui s’affolent dans la cage des roulements. Juste des gants aux mains en cas de vol plané.
Il se tourne et étire ses lèves, son sourire de rêve m’intrigue, que voit-il dans ce sommeil lointain ? D’un geste il se découvre et si je continue à me laisser aller je vais le réveiller.
Nous sommes samedi et le ciel s’impose en contre jour. J’enfile un vieux survêt tout pourri, un tee shirt qui gagnerait surement le concours du plus moche option déformé transparent d’usure, riez, c’est pas facile à garder une telle relique, il y a toujours une bonne âme qui s’autorise à viser la poubelle….chope une paire de chaussette et chausse mes Fitness Salomon.
Je le fais sans y croire, je me dis qu’un petit tour par là suffira, que ça fait longtemps et que peut être je serais trop crevée pour rentrer. C’est comme lorsque l’on se retrouve à deux dans un lit après des semaines d’abstinence.
 Mon walkman, je ne peux pas rouler en silence, U2, les Fées, Daho, mes inconditionnels, mes partenaires de route. Je sors et des les premiers mètres, mon corps s’emballe et chauffe, je monte vers la république, la prochaine fois je prendrais vers le port et puis, je suis le tram, le double, le chauffer klaxonne,  il doit surement raller, je l’emmerde, je monte le son. Depuis que je prends les routes, j’emmerde avec la plus grande déférence les automobilistes, les chauffeurs de bus bref, les conards qui ont besoin d’un habitacle pour oser ouvrir leur claque merde. De toutes façons, il est sur des rails et ne peux rien me faire malgré tout je l’ignore.
Rue Ségurane, le monument au mort, robba capeù et on patine en descente, petit slalom entre les pointillés de la piste cyclable, les muscles chauffent encore, la mer est ridée par une belle risée, ah, si j’avais un bateau…Toute ma vie remonte en surface plane. De ma vie à moi je parle, des rares moments où moi et moi avons eu des moments intenses.
Je ne vais pas trop forcer, aller demi tour, la descente du port, Bavastro, tout droit vers st Roh, « concentrer tu dois te concentrer, garder la rage, la concentrée….) salut le Ketje, Sorgentino «  les rails…. » (du tram) la voie de circulation l’entrée…. Un café, une douche, un clavier, un bouquin, la journée s’annonce bien. J’irais nager ce soir peut être. Mon amour dort encore d’un sommeil paisible. Je tapote des mots, il s’éveille, je l’embrasse du bout des lèvres encore trempée. Il sourit à nouveau mais  plus à cause rêve. Il est heureux et moi comblée.
J’ai toujours eu de la chance et la malchance de mes chances comme pour ajuster le tir. Je ne sais pas le moins du monde ce que l’avenir me réserve en revanche, je n’attends rien enfin à choisir je ne veux rien de plus que lui .
LUI c’est le bonheur absolu de m’éveiller tous les matins près de la personne que j’estime au delà de tout, toutes et tous, dont la valeur ne s’estime pas, ne s’évoque même pas.
Tout cela pour dire que ça fait du bien parfois d’aller au bout d’un rêve.
Aller oust
Bonne journée, je retourne à Millenium…


Retour à l'accueil
faire un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus