ou pire ne pas comprendre
je croyais avoir vu et savoir
je pensais avoir compris et connaître
la vérité est que l'on ne sait rien de la souffrance
avant de souffrir dans sa chair pour quelqu'un que l'on aime
en avoir mal au ventre, au coeur, les yeux qui piquent
j'avais eu mal cent fois
et préfèrerais cent fois de plus être à sa place
j'avais aimé sans rien appréhender
pas même un peu
de la puissance de ce que j'éprouve aujourd'hui
j'aimerais trouver l'issue
les mots les gestes qui sauvent
par pur égoïsme aussi
de de plus détester voir les incoscients
ne rien savoir de leurs chances
alors que je rentrais seule
isolée des mots par ma musique à fond
je regardais les hommes assis au bar
les femmes et leurs poussettes
ces âmes qui ne frissonnent même pas
parce qu'elles dorment
alors que lui...
même dans son sommeil décolle
et sort de tous stéréotypes et autres conventions,
des idées bien trop reçues de ce que sont les hommes
c'est non répertorié, inclassable et parfait
qu'il erre dans un marrais de doutes
en sort pour un labirynthe de peurs
où des sommets de douleurs l'attendent
alors, étirant des sourrires qui ne me trompent pas
il m'inspire la force de n'avoir plus peur de rien
j'ai de la force à tout parce qu'il est là, vivant près de moi
je brûlerais mes mains à construire du temps
rien que pour lui
ne serais ce qu'un moment de paix
un repos, une issue
tout ce que dont je rêve inlassablement
et me comble toujours
c'est voir ses yeux s'ouvrir
l'entendre éclater de rire
ou débattre des heures pour chercher où tendre au mieux la main
j'aime le voir cuisiner,
l'entendre lire parce que sa curiosité vibre
et je sens la mélodie de son âme qui chante
je passerais des heures à voir sa peau boire le soleil
et ses mains dans la terre pour y faire naître des fleurs
la magie de ma vie tient pil poil dans la sienne
aussi étonnant que cela puisse paraître
je ne veux rien de plus
je ferais beaucoup mieux que ne rien lui offrir d'autre que mes yeux attentifs
ce soir il n'est pas là
c'est silencieux et vide, presque froid
demain, dès l'aube à l'heure où blanchit la campagne
je rêverais, puis viendra enfin l'heure où je partirais
vois tu je sais que tu m'attends
j'irais par le tramway me rapporcher de toi
compter de de 8 à 12 les secondes qui deviendront plus douces
deux par deux je gravirais les marches jusqu'au 3ème étage
je saurais d'un regard ce qui va bien ou pas
l'air de rien le moment passera et je sais mon amour ce que tu me diras
je sais tellement de choses....





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